1er couplet :
Dans ma chambre d'adolescent, je contemple mes rêves du haut de mes 18 ans. Une vie de rêve dans une banlieue en feu. Un quartier favorisé ou seules les voitures partent en fumée mais c'n'est pas le pire.
Le monde est plus dingue que moi c'que je constate me sidère à voir comment les gens nous considèrent. Dès qu'ils voient une casquette à l'envers c'est comme si l'enfer venait sur terre mais l'envers du décor est bien différent de tout leur ressentiment. Ni casseur ni violeur ou tueur en série juste un adolescent qui vit sa vie. Juste un simple conteur des peurs d'un monde en pleur, à feu et à sang, cent larmes de sang versées sur l'autel de la pauvreté pour comprendre que personne ne viendra nous aider. J'tente en vain de sortir de mon triste quotidien, tout est malsain aucun saint pour nous sauver j'suis autant tenté qu'hanté par le vol et le viol, par la drogue et l'alcool.
La cité un monde à part ou tout bonheur est illusoire ou l'espoir se meurt à toute heure du jour et d'la nuit. Le seul espoir la seule lumière qui nous fait sortir de l'obscurité n'est pas le fruit d'l'électricité mais des voitures que l'on fait flamber...
Refrain :
Nous on veut être célèbres que tout le monde bouge ses lèvres sur nos chansons. Etre aussi connu que les Inconnus, connaître la gloire être le reflet du miroir et du regard de millions d'adolescents, est-ce indécent de vouloir percer au grand jour, tout faire pour changer le cours des choses sans aucune clause je pose ma prose, m'oppose sans aucune pause à tout ceux qui m'cause du tort, fort de cet effort, j'écris et cris haut et fort la révolte de mon corps et d'mon esprit.
2eme couplet :
Entre quatre murs ou sur quatre planches mon esprit flanche, je pense et planche sur les versets déversés par mon stylet, mon style est inimitable.
N'être que point dans l'univers, vert de rage ou ivre de colère envers et contre tous ceux qui brisent nos rêves, une bataille sans aucune trêve. J'rêve, d'un monde irréel où il n'y aurait pas de décès, où l'on s'aiderais mais ou l'on ne céderais jamais à l'ennemi minable, où ma vie serait interminable, le vide de la mort me laisse avide de mortelles pensées qui me martèles .Marre d'être un simple mortel, je me plonge dans la défaite pour mieux revenir et faire payer les peines qui m'ont été faites, c'est imminent les mines sont sous mes pieds et menaces d'explosé mon âme exposée.
Victime du chacun pour soi, tous dans le même état, tous dans le même bateau qui prend l'eau. Des jeunes plein d'ambition et talent, la banlieue n'en manque pas mais comme l'a dit Youssoupha tout est un éternel recommencement.
Refrain
3eme couplet :
De retour en banlieue à des lieux de me plaindre et d'enfreindre les lois, je me tiens là, les yeux hagards perdus dans le brouillard des gaz lacrymogènes sous le coup d'un couvre feu, je lève les yeux aux cieux.
Un éclair traverse le ciel, et je les vois tous devant moi. Comme dans ce rêve ou tout l'monde m'acclame et me réclame ou sur scène j'égraine ma haine et mes espoirs mes rêves et mes désespoirs ou mon talent est enfin reconnu ou je compte et contemple les sujets qui font le temple de ma vie. Mais petit à petit, tout se brouille et se mélange, la pluie tombe, le tonnerre gronde, le monde change. Au loin des chants se font entendre, jn'arrive pas à les comprendre. Des lumières s'allument dans la brume, peu à peu pression monte et tout à coup tout éclate, les rimes claquent et je les vois tous là criant mon nom à l'unisson, levant les bras au ciel, une marée humaine qui se déchaîne en plein concert improvisé sur les Champs Elysées, tout près de l'arc où je triomphe sans aucune honte.
Caesar
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